La Chine s'apprêterait à resserrer, en mai 2007, ses critères de sélection des parents désireux d'adopter des enfants dans ce pays. La nouvelle non officiellement confirmée a alimenté toutes les spéculations, certaines faisant état du refus prochain de parents " laids " ou " gros ". Pas si vite.
Au Secrétariat à l'adoption internationale et au ministère de la Santé du Québec, hier, on a refusé de commenter. " L'information n'est encore qu'officieuse ", a expliqué Hélène Gingras, porte-parole du ministère de la Santé.
Mireille Venne, de l'organisme québécois Formons une famille, note que ses intermédiaires en Chine se sont bel et bien fait dire par le Centre des adoptions chinoises que les célibataires seraient bientôt exclus. Les personnes aux prises avec un handicap majeur handicaps non précisés, si ce n'est de l'obésité morbide ne seraient plus admissibles non plus.
Carole Néron, présidente de Parents sans frontières, note pour sa part qu'au moins un des deux parents ne devrait pas avoir atteint 50 ans au moment de la conclusion des dossiers d'adoption.
Mme Néron ne s'offusque pas de ces conditions particulières. " Certains pays ont déjà exigé une lettre du curé prouvant que les parents sont de bons catholiques! La Corée, à un moment donné, ne voulait pour parents que des diplômés universitaires et des gens affichant un poids santé. Vous auriez dû voir le nombre de parents à la diète! Personnellement, je pense qu'il faut accepter les réalités culturelles de chaque pays, d'autant qu'aucun n'est contraint de s'ouvrir à l'adoption internationale. "
Sur le site du Secrétariat à l'adoption internationale, il est indiqué qu'Haïti, par exemple, exige des parents un certificat d'infertilité. En Ukraine, les femmes célibataires sont acceptées, mais pas les hommes. Tous les pays imposent des limites quant à l'âge des adoptants.
Jusqu'ici, en Chine, les célibataires étaient des postulants admissibles, mais les hommes célibataires devaient avoir au moins 40 ans de plus qu'un enfant de sexe féminin. Les gens vivant en couple devaient obligatoirement être mariés.
La Chine est, de loin, le pays où les Québécois se tournent le plus quand il s'agit d'adopter un enfant. En 2000 dernières statistiques disponibles sur le site du Secrétariat à l'adoption internationale 246 bébés chinois avaient été adoptés par des parents d'ici.
Fait à noter, les dossiers déjà en traitement ne sont pas touchés par un éventuel resserrement des critères.
L'ambassade de Chine, à Ottawa, n'a pas donné suite à nos appels.
Louise Leduc
» Réagissez, Ajoutez votre commentaire !
Articles Relatifs